Chroniques terriennes

Hymne à mon parapluie

le 06/12/2006 à 22h25

It's raaaaaaaining again...


16h55. Salle de DST. Comme d'habitude, je fais partie des quelques personnes qui remplissent encore frénétiquement leur dernière copie. Soudain quelqu'un tourne la tête vers l'immense vitre, et tout le monde (si on peut appeler cela un monde) dirige son regard vers le déluge qui vient de se déchainer à l'extérieur.


17h05. Eh oui, il fallait s'y attendre, une fois encore je suis LA dernière à sortir de cette salle mythique, après avoir consciencieusement déposé mon chef-d'oeuvre (au milieu du paquet bien évidemment, il ne faut jamais être corrigé en premier). Pondu et expédié, on n'en parle plus, je vais pouvoir tranquilement rentrer chez moi et retrouver mon lit douillet.


Seul problème: la pluie, qui ruisselle sur les pavés et s'infiltre jusqu'à l'intérieur du pauvre lycée aux fenêtres ouvertes. Les misérables lycéens se pressent, agrippant leur capuche microscopique, pour épargner leur lourde tête des ravages de la tempête. Et là, c'est le moment exquis, le moment triomphal, le moment de sortir son parapluie. Le geste sec et maîtrisé qui ouvre d'un trait l'étonnant engin. Les passants pris au dépourvus vous regardent avec haine, et c'est délicieux. Mouhahahaha! Un peu de sadisme, peut-être? "Fallait y penser, les cocos!"


Calme, sous la voûte sombre, faisant claquer le trottoir sous ses talons, la bonne petite lycéenne prévoyante s'en retourne chez elle... Belle invention que le parapluie! Le genre de pensée qui traverse rarement l'esprit, et qui pourtant s'impose. Hommage donc à ce cher parapluie. Quand je serai présidente, tous les parapluies, noirs ou blancs, grands ou petits, monochromes ou polychromes, rayés ou imprimés de motifs extravagants, tous pourront prétendre au droit à la citoyenneté en reconnaissance de leurs vaillants services.

Ô temps, suspends ton vol...

le 29/11/2006 à 18h22

- Tu te rends compte que tous ces gens avec qui on a été pendant 2 ans, pour les 3/4 on les reverra plus?

J'ai souri. C'était comme si Marine venait de lire dans mes pensées. Elle était assise en face, contre la fenêtre, tout comme moi. Cela faisait quelques minutes que l'on observait l'extérieur en parlant de tout et de rien. Etienne, un peu plus loin dans notre si familière salle de cours jouait quelques accords de guitare, visiblement sans se rendre compte de nos paroles.

- Tu sais, c'est exactement ce à quoi j'ai pensé hier soir en m'endormant... A ces personnes qu'on apprécie mais dont on n'est pas assez proche pour espérer garder un lien. Une fois que le bac sera passé...

C'est bête, la vie. On rencontre des gens à qui on s'attache, puis le temps s'écoule et on redevient des étrangers. Parfois on essaie tant bien que mal de rester lié à son passé. On promet de s'écrire. 3 jours pour répondre. Puis une semaine, 2, 3, un mois, 2 mois... Et un jour on se rend compte avec effroi que cela fait presque une année qu'on n'a pas daigné envoyer un seul mot d'amitié.

Otiiiiiiiiis!!!!!!

le 28/11/2006 à 21h56

Morceau CULTE  (Barcelona 2004!!!)

Aaaaah!! Enfin, je l'ai trouvée, cette vidéo! De mauvaise qualité, oui, mais tout de même! Ci-dessous la version intégrale, improvisée par l'acteur, celle qu'on peut retrouver dans les bonus du DVD.

 

Otis: Vous savez... moi je crois pas qu'il y ait de... de bonne ou de mauvaise situation, hein. En fait, moi j'ai toujours eu la passion euh... depuis que je suis enfant, de la peinture et de l'écriture... c'est-à-dire finalement quasiment de la même chose. Et ce qui est assez amusant, c'est que j'ai eu plus tard l'occasion de... de vivre cette passion, euh... de l'habiter, de faire ce qu'on appelle profession-passion. J'ai... moi si j'devais résumer ma vie aujourd'hui, euh... avec vous, je dirais que c'est d'abord des rencontres, des gens qui m'ont tendu la main peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j'étais seul chez moi, et c'est assez... c'est assez curieux de se dire que les hasards des rencontres forgent une destinée, parce que quand on a le goût de la chose... quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, euh... comme... comme on dit chez nous, parfois on ne trouve pas, euh... l'interlocuteur en face, je dirais, euh... le miroir qui vous aide... à... avancer. Alors ce n'est pas mon cas, euh... comme je le disais là, puisque moi au contraire j'ai pu, et je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie, euh... je ne suis qu'amour, je chante l'amour! Mais ce qui est amusant quand... d'être... d'être là ensemble et qu'on évoque ça aujourd'hui, c'est que je suis à ce tournant-là de la vie aujourd'hui, je réalise pleinement par ce travail, euh... euh... avec, euh... mon maître, euh... je réalise cette passion, mais quand je dis passion, c'est vraiment... c'est le coeur, c'est les tripes, c'est le vécu d'un homme, un homme qui peut s'exprimer!  *gros blanc*
Je crois que je vous embête un tout petit peu, là, non?

Panoramix: Pas du tout!

Otis: Mais... mais finalement quand beaucoup de gens aujourd'hui me disent "mais comment fais-tu pour avoir cette humanité?", euh... eh ben je leur réponds très simplement, je leur dis "c'est ce goût de l'amour, ce goût de faire une chaîne d'amour, a love chanel, euh... comme disent nos... nos amis, euh... d'outre-Manche". Ce goût donc qui m'a poussé aujourd'hui à entreprendre une construction mécanique, mais demain qui sait, euh... peut-être simplement à me mettre au service, euh... de la communauté, à faire le don, le don de... de.. de soi.
Je vous embête pas un petit peu avec mes histoires?


Astérix et Obélix: Du tout.

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Ce passage nous a accompagnées pendant tout notre séjour à Barcelone.

Oh! J'oubliais les variantes!

Ana - "Mais Sand, tu sais je crois pas qu'il y ait de bon ou de mauvais côté de la tartine..."

(au petit-déjeuner chez notre hôte, j'examinais la tartine à la loupe pour savoir sur quel côté j'allais mettre la confiture; j'ai toute une théorie concernant le côté où la confiture doit être étalée...)

... BARCELONE. C'ETAIT QUAND MEME DEMENTIEL!!!

"En somme, me souvenir de ce qui est,


N'être que la lucidité qui désespère


 Et, bien que retorse


Aux branches du jardin d'Armide la chimère


Qui leurre autant la raison que le rêve,


Abandonner les mots à qui rature,


Prose, par évidence de la matière,


L'offre de la beauté dans la vérité."


Qu'est-ce que c'est? Non, pas un gigantesque cadavre exquis de la plus pure tradition surréaliste. Vous ne comprenez rien? C'est normal. Et encore, pour votre information, j'ai coupé la moitié de la phrase. Et ça vous dit, la lecture analytique de 10 pages de bouses comme celle-ci???

 

JE NE VEUX PAS TRRRRRAVAILLER...

(en musique s'il-vous-plaît)

En tout cas, merci monsieur Bonnefoy. Et merci au ministère de l'éducation nationale.


J'en ai assez!!!!!! Assez de me prendre la tête pour cette... chose infâme! Même Bonnefoy ne sait pas expliquer son oeuvre clairement, c'est à peine croyable!


Rejoignez la Lutte Contre la Diarrhée Pseudo-Poétique (LCDPP).

Un blog? Quoi? Encore un?

le 27/11/2006 à 21h48

Bon. Je dois vous annoncer une mauvaise nouvelle. Voilà. Je commence un blog.

Oui, encore une tentative ratée d'avance, peut-être. La 3ème tentative, c'est ça? Quatrième? Hum... C'est toujours la même chose. Au début on aime passer du temps seul(e) devant son ordinateur à écrire des idioties... et puis à la longue, on se rend compte qu'un blog, c'est beaucoup de temps et d'énergie pour presque rien. Mais enfin je me lance, et on verra bien ce que ça donnera. :)

Merci Nabelle pour l'adresse de ce site.

Bonne lecture!!!

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