It's raaaaaaaining again...
16h55. Salle de DST. Comme d'habitude, je fais partie des quelques personnes qui remplissent encore frénétiquement leur dernière copie. Soudain quelqu'un tourne la tête vers l'immense vitre, et tout le monde (si on peut appeler cela un monde) dirige son regard vers le déluge qui vient de se déchainer à l'extérieur.
17h05. Eh oui, il fallait s'y attendre, une fois encore je suis LA dernière à sortir de cette salle mythique, après avoir consciencieusement déposé mon chef-d'oeuvre (au milieu du paquet bien évidemment, il ne faut jamais être corrigé en premier). Pondu et expédié, on n'en parle plus, je vais pouvoir tranquilement rentrer chez moi et retrouver mon lit douillet.
Seul problème: la pluie, qui ruisselle sur les pavés et s'infiltre jusqu'à l'intérieur du pauvre lycée aux fenêtres ouvertes. Les misérables lycéens se pressent, agrippant leur capuche microscopique, pour épargner leur lourde tête des ravages de la tempête. Et là, c'est le moment exquis, le moment triomphal, le moment de sortir son parapluie. Le geste sec et maîtrisé qui ouvre d'un trait l'étonnant engin. Les passants pris au dépourvus vous regardent avec haine, et c'est délicieux. Mouhahahaha! Un peu de sadisme, peut-être? "Fallait y penser, les cocos!"
Calme, sous la voûte sombre, faisant claquer le trottoir sous ses talons, la bonne petite lycéenne prévoyante s'en retourne chez elle... Belle invention que le parapluie! Le genre de pensée qui traverse rarement l'esprit, et qui pourtant s'impose. Hommage donc à ce cher parapluie. Quand je serai présidente, tous les parapluies, noirs ou blancs, grands ou petits, monochromes ou polychromes, rayés ou imprimés de motifs extravagants, tous pourront prétendre au droit à la citoyenneté en reconnaissance de leurs vaillants services.



Morceau CULTE
(Barcelona 2004!!!)
